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Du premier qu’il disputa en 84-85, jusqu’au dernier en 2002, Didier Gadou compte 64 "classicos" à son actif. Ce chiffre, clin d’œil à son département de cœur, le hisse au sommet de la pyramide des dinosaures, personne n’en a joué plus que lui des Elan-Limoges. Quand il les regarde, il les emballe tous d’une même étiquette : "C’est un combat, un éternel combat". Ce combat là fut pour savoir "qui était le meilleur" et à beaucoup de titres quand on l’écoute : "en jeu, il y avait le nombre de couronnes, le public, la formation, les joueurs, les coaches, les dirigeants, à tous les étages on luttait pour la suprématie nationale, nous étions la devanture de la boutique européenne du basket français." 
 

En revanche, aucune hésitation possible lorsqu’il ouvre l’armoire aux souvenirs personnels. On pouvait les penser dilués, confus mais non, il en est un qui se détache d’emblée et qui est gravé à jamais dans sa mémoire, c’est celui de la "pression historique du 12 janvier 1991, "ou si vous préférez le premier de l’ère paloise, celui qui orienterait le futur de l’Elan. Le capitaine de l’époque raconte : "Il est entré dans l’histoire du club, peut-être l’a-t-il faite. On vient de passer la bague aux doigts de la mariée paloise, donc la victoire est le cadeau de noces obligatoire. Mais on joue Limoges, le grand Limoges qui fonce deux ans après vers le titre de champion d’Europe. C’est donc déjà presque une finale européenne. Cette sensation de porter une lourde responsabilité me rappelait les émotions d’avant la finale de la Korac. Oui on portait le poids du Palais tout entier sur nos épaules. Et ce match là, on l’a gagné. Je suis fier que nous ayons assumé. Ce jour là il y a eu aussi fusion."

Au bilan, les enjeux ne prirent pas souvent le dessus sur le jeu, "il y eut quelques pétages de plomb, quelques transferts fumeux (Gomez-Demory), quelques déclarations fracassantes, consent-il. Mais entre joueurs français, il y eut toujours une certaine forme de respect "Limoges et nous formions la base la plus importante de l’équipe de France, on vivait donc ensemble aussi chez les "bleus" et ça nous a appris à faire la part des choses ". Ce qui n’est plus d’actualité de nos jours " parce que les grands joueurs français ne sont plus en France. L’Elan a grandi avec ce Palais des sports, il y a attiré les meilleurs joueurs. Aujourd’hui nous avons du mal à garder jusqu’à nos gamins… " 

Ce centième classico de la série se jouerait-il sur un air de nostalgie ?

"Non, il faut la garder cette histoire, la raconter, dire que pour un titre de Pro B à Paris, nous avions organisé et rempli un train entier. "Et puis il y a ce leitmotiv à transmettre, "il faut être meilleur que Limoges ".

Le "combat" continue donc et toujours au-delà des limites du parquet. Pour l’ancien numéro 10 béarnais la bataille est aussi celle de l’argent. Les deux clubs portant les couleurs d’une même région désormais, la Nouvelle Aquitaine, c’est la disparité des subventions pour laquelle l’Elan voudrait trouver un plus juste milieu qui est au cœur du débat…

Et si le centième n’est pas encore joué, le ton du cent unième est d’ores et déjà donné. Evoquant les deux publics, Didier Gadou s’est fait de nouveaux amis autour de Beaublanc : "Je préfère de loin celui de Pau. Il y a de " l’aficion " dans le nôtre, nous ne sommes pas des gueulards… " Non, non le "classico n’est pas mort "

Photo : Didier Gadou, Richard Dacoury face à face : les deux dinosaures du classico en totalisent 126 !!!

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