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Le prési n’a jamais disputé de "classicos" mais il en fut souvent la tête d’affiche médiatique. Contestataire numéro 1 de la suprématie de Limoges, il ne s’est jamais privé de "titiller", de dénoncer, d’accuser. Au point d’avoir été l’ennemi public numéro 1 en Limousin. Et si le temps a passé, son discours n’a pas changé…

Pourquoi, ce duel avec Limoges est-il devenu un match à part de tous les autres ?

"C’est simple. On leur succède en 84 au palmarès de la coupe Korac, et là contrairement aux apparences on a commis un crime de lèse majesté. Puis il y a notre doublé 86-87 en championnat, avec les deux lancers de Freddy, puis la bagarre en 87. Le ton est monté très haut, Michel Gomez, prétextant qu’il n’y avait pas les deux mètres de recul nécessaires à la Moutète, menaçait de ne pas jouer….Derrière le grand rideau vert, on s’était colleté et sans l’intervention du délégué je crois que les coups seraient partis…On gagne en trois manches et à partir de là on devient l’ennemi."

 Cette fameuse finale est le détonateur, et puis il y a l’engrenage ?

"Oui, même si ça tient à rien puisque Freddy met les deux lancers franc qu’Eric Beugnot, avec l’Asvel, rate en demi-finale pour nous éliminer. Lors de la belle Paul Thompson, la gâchette de Limoges, fait un zéro sur 14… Le destin nous a souri ! Donc on les empêche de collectionner les titres, on blesse leur orgueil et on devient leur poil à gratter. Ils ont focalisé sur moi, les Gadou et Fauthoux. Ils nous ont traités de " ploucs " et de paysans comme si Limoges n’était pas la campagne. Et puis y a-t-il plus beau que la campagne ? Alors de mon côté je les comparais à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que…. Et la grenouille elle a fini par éclater. Je n’oublie pas que les " titres à crédit " que j’ai dénoncés nous ont privés nous de deux ou trois couronnes supplémentaires… "

 Très franchement, dites nous, lors de la bagarre avez-vous vraiment pris Clarence Kea par ses parties intimes pour le faire lâcher prise sur Kaba ?

"Oui absolument ! Kaba était couché, Kea le serrait à la gorge. J’étais déjà sur le terrain comme beaucoup de monde. Je l’ai pris par les hanches, c’était un roc. Mes deux biceps ont lâché et j’ai eu mal pendant un mois avant de me résoudre à les faire opérer… Donc dans un vieux réflexe de rugbyman je l’ai chopé aux c… ! Il a lâché prise. Le surlendemain, après la belle, Jacques Monclar me l’a amené, il m’a dit " tu sais que tu as été gonflé " et puis tout sourire il m’a tendu la main… "


 Pierre Seillant et George Fisher en admiration devant le bouclier du titre, le 1er de l'élan en 86. Il n'est pas acquis face à Limoges mais le sacre des Béarnais augmente la rivalité...
A gauche, le regretté Thierry Gilardi 


Existait-il une forme de complicité entre les dirigeants de Limoges et vous, ou n’était-ce que de la rivalité ?

"Il n’y avait que de la rivalité ! On voulait toujours faire mieux que Limoges, et eux aussi n’aspiraient qu’à faire mieux que nous. Donc ça enflait et ça servait les intérêts de chacun. Je les narguais, et ils n’aimaient pas ça. L’exception, c’est Jean Claude Biojout pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. On a crée la Ligue ensemble, nous en avons été les vice-présidents et nous n’avons jamais mélangé les genres. Avec lui c’était feutré et respectueux."

Sinon cette guéguerre vous allait comme un gant ?

"Oui, ça m’allait très bien. Il me fallait, non pas un ennemi mais un adversaire, j’aime être dans le rapport de force. Il n’était pas favorable, à Orthez nous passions pour le petit village gaulois, les descendants d’Astérix, une anomalie, des trublions. Ca ne fait rien, j’aimais titiller d’autant plus que nous étions capables de confirmer nos paroles sur le terrain."

Compte tenu du climat, comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas eu plus de débordements ?

" La création de la Ligue a régulé les choses, elle a pris des décisions, crée des commissions, l’arbitrage est lui aussi entré dans une autre ère et puis les joueurs français étaient pratiquement tous internationaux, donc ils se côtoyaient aussi en équipe de France. Les joueurs avaient beau jeu de dire que ce sont les dirigeants qui se chamaillaient… "

Les victoires contre Limoges étaient –elles toujours les plus belles et à l’inverse les défaites les plus cruelles ?

" C’est ça ! Je préférais que l’on perde chez le dernier, pas trop souvent tout de même, que contre Limoges. Les défaites contre Limoges me faisait bisquer, et je ne dormais pas beaucoup ces soirs là. Remarquez, je ne dormais pas beaucoup non plus les soirs de victoires… Dans ma réflexion de poursuivre l’aventure au-delà d’Orthez, Limoges a aussi compté. J’entendais tellement dire à la Ligue, que le CSP attendait que " Seillant se casse la gueule dans son trou " que ça m’a motivé encore plus. On connaît la suite… !"

Aujourd’hui comment le prési  vit le Classico ?

"Ca n’a plus rien à voir, je suis toujours content quand l’Elan le gagne mais je vais faire 76 ans bientôt, alors le plaisir oui, la passion non. Le temps a fait son œuvre, je suis plus proche de ma famille que du Palais. "


 

Le prési et Gérard Bouscarel en spectateurs avertis au Palais des Sports ©Eric Traversié


 Le classico qui vous revient immédiatement en mémoire avec le plus de bonheur ?

"Je vais vous en donner deux, indissociables : celui du titre 87 à Orthez, il change l’histoire et puis celui du 12 janvier 91, le premier à Pau, lui aussi oriente du bon côté la deuxième page de notre histoire. Je me souviendrai toute ma vie de cette phrase d’André Labarrère, me glissant à l’oreille à l’issue de son discours : " A toi de jouer Pierre "…

 A l’inverse le plus douloureux ?

"Celui de janvier 2000 ici à Pau ! On le perd à la dernière seconde sur un panier de Marcus Brown en plus, un joueur que nous avions déniché et qu’on n’avait pas pu garder faute de moyens… Si Limoges perdait ce jour là, c’était plié, il était rayé de la carte. En lieu de quoi, Il réalise un triplé. Et là, je l’ai reconnu et dit publiquement, Yann Bonato a réalisé quelque chose de très grand car les joueurs n’étaient plus payés à l’exception des joueurs US. Mais je ne veux pas terminer sur une mauvaise note, je voudrais juste ajouter que le titre 1998 remporté à Limoges fut aussi un classico de très grand cru. Je réalisais un fantasme que j’avais depuis 1993 et le titre de Limoges à Pau … "

Propos reccueillis par Gérard Bouscarel
 

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