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ELan 24/24

D. Rey et D. Gadou face à la presse

Le Président Didier Rey et le Directeur Exécutif Didier Gadou avaient donné rendez-vous vendredi 16 juin à la presse en fin de matinée au Palais des Sports pour un point sur l'actualité du club. Point d'orgue de cet échange, le choix du futur coach après le départ officialisé d'Eric Bartechely, lequel était à la tête de l'équipe depuis l'été 2015. Les hommes forts de l'Elan ont également expliqué leur choix que de décliner la proposition de participer à la prochaine édition de la FIBA Europe Cup.


Départ d'Eric Bartecheky

C'est Didier Rey qui a ouvert le débat en revenant sur la décision du désormais ancien coach palois Eric Bartecheky de quitter le club alors qu'il lui restait un an de contrat (juin 2018) : "Eric nous a fait part de son souhait de quitter le club et on ne vous cache pas que cela a été pour nous plus qu'une surprise. Je peux vous dire avec spontanéité qu'on ne le voyait pas venir. On a fini par trouver un accord il y a deux jours.. J'ai beaucoup parlé avec lui pour essayer de comprendre. On a peut-être eu du mal à accepter cette décision mais en tant que dirigeants, nous avons souhaité avant tout préserver les intérêts du club. A partir du moment où chacun y retrouvait ses comptes, si vous voyez ce que je veux dire, l'accord a été trouvé. Comme il parait qu'on ne peut pas retenir quelqu'un contre son gré, qu'on souhaitait éviter de tomber dans un dialogue de sourds et que les intérêts du club, je me répète, ont été respectés, il n'y avait plus de raisons de ne pas aboutir à un accord. Je crois qu' Eric Bartecheky avait toujours obtenu ce qu'il avait souhaité, on était dans des conditions de travail qui étaient bonnes avec des victoires et un public retrouvé. Je n'ai pas d'explications autres que celles qui ont déjà été avancées."



Didier Gadou a souhaité préciser de son côté que "l'incompréhension vient aussi du fait qu'on avait signé à nouveau avec Eric la saison dernière et qu'on disposait d'un groupe formé à 80% avec ce coach là offrant une visibilité dans le temps pour avoir des résultats et continuer à progresser. Cette décision a créé des questionnements dans l'effectif - pourquoi le coach s'en va ? - et on cherche des causes, c'est aussi le but de vos questions, vous journalistes. Didier Rey complétait : "On se remet souvent en cause dans ce club et on a essayé de comprendre ce qu'on aurait pu mal faire ou pas faire.  Encore aujourd'hui, je suis encore sous le sceau de l'incompréhension."

C'est Didier Gadou qui bouclait le sujet en rappelant "qu 'on est parvenu à constituer un noyau de joueurs mais on n'avait pas imaginé ne plus avoir de coach. Nous sommes déçus c'est vrai car on un projet de stabilité, de sérénité, mis à mal par cette décision qui intervient très tard. Ce n'était pas le bon timing pour nous. Attention, aujourd'hui, on a un effectif de qualité dont on est fier. Le futur coach devra tenter de l'améliorer, sans vouloir tout casser. Il va devoir intégrer ce qui a déjà été fait, tout en apportant sa patte."

5 entraîneurs reçus

A propos du choix du futur entraîneur palois, Didier Rey s'est montré clair : "On va essayer de ne pas se tromper et pour cela, on a établi des critères de sélection." Voilà qui apparaît judicieux à l'heure du choix alors que la liste des prétendants est longue comme l'a souligné Didier Gadou : " On donne envie. Nous avons été très sollicités avec 54 propositions à ce jour. On a reçu trois coaches cette semaine, deux français et un étranger. Il nous en reste deux à rencontrer, dont Serge Crevecoeur c'est vrai, qui sera là lundi. Si nous ne trouvons pas notre bonheur parmi ceux-ci, nous continuerons à recevoir d'autres candidats."

Didier Rey :" Il faut que le futur coach ait la capacité à reprendre ce groupe, poursuivre le projet initié et agir dans le même état d'esprit avec lequel on a travaillé depuis deux ans. L'objectif est d'améliorer encore ce groupe. Bien sûr, le nouveau coach aura son mot à dire quant à la mouture finale de l'équipe. Après deux participations consécutives au 1/4 de finale de playoffs, on aimerait bien franchir cette étape car on voit l'importance que cela a vis à vis des coupes d'Europe." 



2 joueurs à recruter

Didier Gadou : "Concernant l'effectif, il nous manque un meneur de jeu et un poste 4 puis on verra ce que veut faire le prochain coach. Attention, la saison prochaine on n'aura qu'un seul match par semaine. Il faudra que tout le monde puisse jouer et prenne du plaisir. Gare à ne pas frustrer certains..."  

Concernant DJ Cooper, MVP de Pro A en cette saison 2016-2017, le Président Rey s'est montré explicite : Le fait de ne pas disputer de coupe d'Europe va être sûrement rédhibitoire. On était prêt à se battre avec des arguments sportifs et autres pour le conserver si nous avions disputé l'Eurocup ou la BCL." Didier Gadou a confirmé de son côté que "c'était le projet du club de le conserver mais lui nous avait fait part de sa volonté de prendre part la saison prochaine à une coupe d'Europe. Il sait qu'on n'en disputera aucune et il ne va pas nous attendre." "C'était un projet réaliste car nous avions en face de nous un garçon de grande valeur qui a écouté nos arguments et qui nous avait dit que l'argent ne faisait pas tout. On pouvait avoir de réels espoirs sur ce dossier" regrettait pour sa part Didier Rey.

FIBA Europe Cup, c'est non

Didier Rey : Nous avons refusé de prendre part à la prochaine FIBA Europe Cup. Nous n'avons aucun intérêt à la disputer, elle n'a intéressé personne la saison écoulée et a un coup financier important. Ce n'était pas la peine d'insister et on a donc changé d'avis par rapport à la saison dernière. Une participation à l'Eurocup (la deuxième compétition gérée par l'Euroleague) aurait changé la donne car on avait là un équilibre financier "jouable" avec des rentrées financières supplémentaires envisagées. On a malheureusement perdu cette qualification sportivement car la 5ème place en fin de saison régulière n'a pas suffi. C'est le ranking après playoffs qui rentre en ligne de compte pour la Ligue et compte tenu que l'ASVEL et le Paris-Levallois nous sont passés devant à l'issue des playoffs, nous ne pouvions prétendre qu'à la FIBA Europe Cup. 







SIG - Elan (belle), les réactions

Didier Rey (au micro de FBB) : "C'est à la fois de la déception et de la fierté, dans l'ordre que vous voulez. On a tout donné mais je ne veux pas revenir ce soir sur ce qui a pu nous manquer. En tant que Président, j'ai vraiment pris du plaisir cette saison car on avait une équipe composée de vrais gentlemen qui ont su faire honneur au maillot de l'Elan Béarnais. Je ne vais pas changer à l'avenir mon discours toujours teinté de modestie mais on va continuer de travailler pour franchir au plus vite cette petite marche qui nous manque pour aller plus haut et atteindre le dernier carré."

Eric Bartecheky :"C'est quand même une petite déception car on aurait pu espérer passer mais plus par rapport au match de mercredi au Palais que ce soir. On a raté le coche à ce moment-là. On n'a pas eu assez d'énergie à domicile pour verrouiller ce quart après notre succès lundi dernier. J'ai même eu le sentiment qu'on était plus frais aujourd'hui que mercredi. Ce soir, les joueurs n'ont rien lâché, se sont battus, à l'image de la saison. On aurait pu passer, mais si ce n'est pas le cas, c'est bien la preuve que la SIG était meilleure que nous. Je suis fier d'eux et nous pouvons être contents de la saison : finir en 5ème position avec tous les aléas qu'on a pu connaître depuis la Leaders Cup...avec les blessures, on a été moins performants sur la deuxième partie de la saison, mais on a continué à gagner des matches et à rentrer dans les playoffs. Cela reste assez exceptionnel d'avoir pu faire face. La SIG est un peu moins dense que la saison dernière mais elle a de sérieux atouts quand même et il n'y a pas de raison qu'ils n'y arrivent pas cette année. Je leur souhaite le meilleur pour la suite de la compétition."


Yannick Bokolo : "On a fait des efforts pour revenir à la fin mais on aurait pu mieux tenir pendant la rencontre pour nous éviter tout cela. C'est une grosse déception car contre Strasbourg il faut faire le match parfait. On a eu l'impression de jouer presque contre 8 adversaires, 5 strasbourgeois et 3 arbitres.... je ne dis pas que cela se joue là-dessus mais quand même. Sur chaque action, Howard tire le maillot, je peux le montrer en vidéo mais on ne voit toujours que la deuxième lame..cela engendre beaucoup de frustration et un sentiment d'injustice alors que de notre côté, on nous dit toujours qu'on est des bons garçons. Malgré toutes nos blessures après la Leaders Cup, on a su garder un cap, on n'a pas lâché. On aurait rêvé de rester dans le top 4 bien sûr mais on a tiré sur beaucoup de joueurs et c'était dur de résister. Je suis quand même fier de mes coéquipiers qui ont toujours continué à avancer malgré tout."

Jérémy Leloup : "C'est l'histoire de notre saison. Nous sommes capables de faire des bonnes performances puis n'importe quoi 48 h après. En fin de match on a 15 points d'avance et on les laisse revenir alors qu'on avait dit qu'il ne fallait pas les laisser shooter à 3 points. Je suis fou car je me dis qu'on aurait pu être en vacances à cause de cela. On a été plus agressifs en deuxième mi-temps, Walker nous a fait du bien au meilleur moment mais cela aurait pu ne servir à rien quand on voit les 3 dernières minutes. C'est un problème de concentration. C'est de notre faute et cela aurait pu mal se terminer."

Frank Ntilikina
 : "C'est de la joie avant tout, le job a été fait ce soir. On avait su réagir lors du match 2 mais aujourd'hui on a mis du temps à rentrer dans le match alors il va falloir qu'on soit plus rigoureux niveau mental"

Vincent Collet : "On n'oublie pas d'où on vient et le fait d'être dans le dernier carré est forcément une belle satisfaction. Monaco et Nanterre ont été éliminés, ce qui me fait dire que si nous avions été éliminés nous aussi ce soir, nous n'aurions pas été certains de participer à une coupe d' Europe la saison prochaine. Le fait d'être en 1/2 finale te donne plus de possibilités pour recruter et reconstruire une équipe compétitive pour la saison prochaine. Concernant le match, notre niveau défensif s'est élevé au retour des vestiaires mais on n'a pas su concrétiser. On devait breaker et on ne l'a pas fait. C'est là qu'on aurait dû faire l'écart et tout s'est compliqué. Pau a retrouvé des solutions, est revenu à 4 points et c'est à ce moment que Walker nous a permis de reprendre 14 longueurs d'avance. Je trouve quand même qu'on n'a pas beaucoup parlé de Frank Ntilikina qui a eu un rôle déterminant dans cette série. Il a vraiment limité le rayonnement du meneur palois DJ Cooper."

L'Elan au Trophée du Futur

Top départ pour le Trophée du Futur ! le tournoi se déroule cette année à Limoges (Beaublanc) et débute ce vendredi 26 mai. Pour rappel, la compétition  concerne les huit meilleures équipes de la saison régulière du championnat Espoirs qui s’affrontent lors de matches à élimination directe. L'Elan est bien entendu concerné après sa très solide saison (4e, 24v, 10d) et faisait même partie du chapeau 1 (équipes classées de 1 à 4) à l'heure du tirage au sort des 1/4. Pour leur premier match, les jeunes V&B rencontreront l’équipe de Chalon/Saône ce vendredi à 13h, une équipe qui s'était imposée par deux fois cette saison face à eux (77-56 et 61-70 au Palais).

 

Champions de France en 2016, les espoirs n'avaient pu en revanche soulever le trophée la saison dernière et c'est avec ambition qu'ils ont pris la route du Limousin ce jeudi. L'entraîneur Arnold Bouazza a livré ses impressions à l'heure du départ : 

"Compte tenu du titre de champion de l’an passé, nous considérions la saison 2016/2017 comme une saison de transition. Néanmoins la qualification pour le Trophée était notre objectif collectif. Cette qualification est donc une réelle satisfaction pour l’ensemble du groupe, qui plus est à la 4ème place (qui s’est jouée jusqu’à la dernière journée), notamment au regard des nombreuses blessures connues par ce groupe en cours de saison. On sait pertinemment que cette compétition est un véritable sprint, contrairement à la saison régulière. Les compteurs sont donc remis à zéro, et il faudra être performant sur chaque possession pour pouvoir accéder au tour suivant. La fraîcheur du groupe et la qualité de son banc, seront aussi des éléments clés pour réaliser une bonne performance sur ce week-end. L’enjeu pour nous est évidemment d’aller le plus loin possible dans cette compétition, et pourquoi pas, tenter de faire oublier pour les joueurs encore présents dans le groupe, la frustration de la saison passée. La première étape sera de contenir l’impact physique proposé par cette équipe de l’Élan Chalon."

Arnold Bouazza : "tenter de faire oublier la frustration de la saison dernière"

Le Programme

Vendredi 26/05/2017 - Quarts de Finale

13h00    EB Pau-Lacq-Orthez / Elan Chalon/Saône
15h30    Cholet Basket / BCM Gravelines-Dunkerque 
17h50  Remise des médailles de Champion de France Espoirs PROA 2016-17 au SLUC Nancy
18h00    SLUC Nancy / Hyères-Toulon VB
20h00  Remise des Trophées au Cinq All Star du Championnat de France Espoirs 2016-17
20h30    Limoges CSP / Nanterre 92
Samedi 27/05/2017 - Demi-finales

18h00 & 20h30
Dimanche 28/05/2017 - Finale

15h00

L'ensemble des rencontres seront retransmises sur LNB TV seront accessibles
en cliquant ici :
 trophée du Futur


les Palois à l'entraînement mercredi à l'heure des derniers réglages

Elan - SIG, les réactions

Retour sur la défaite paloise à domicile face à la SIG (68-83) avec les réactions d'après-match

Yannick Bokolo : "Nous n'étions pas prêts, pas dans la réalité de l'enjeu du match. On n'est pas bien rentré dans cette partie et quand on compte 10 points de retard face à Strasbourg, c'est compliqué de revenir. Un match c'est 40 minutes et pas 20. On a fait beaucoup d'efforts en deuxième mi-temps mais pour moi le match était presque déjà plié à la pause. On a voulu trop gérer alors que dans un match couperet il n'y a rien à gérer. Strasbourg était dos au mur, nos adversaires ont laché les chevaux d'entrée de jeu, pas nous. Je garde confiance en mon équipe pour la belle en Alsace. Cela reste un match de basket, ils vont devoir nous passer dessus pour se qualifier. Tout le monde nous voyait perdre en 2 manches alors on aura pas de pression mais eux oui."

Antywane Robinson : "Les rebonds offensifs de Strasbourg nous ont fait très mal. Nous avons souffert face aux 4 intérieurs strasbourgeois c'est certain mais je rappelle qu' il nous manque Vitalis Chikoko, même si cela ne doit pas être une excuse. Il nous reste une chance à Strasbourg, c'est du sport ! On va garder notre plan de marche mais il va surtout falloir limiter les balles perdues. Ce soir, il a fait très chaud, même les supporters ont souffert en tribune alors imaginez sur le parquet. Nous sommes fatigués c'est normal mais on va repartir au combat.

malgré la nouvelle perf' d'Alain Koffi (13 pts, 7 rbds, 21 d'éval.) Mam Jaiteh et les SIGmen ont su prendre leur revanche mercredi soir ©Eric Traversié

Mam Jaiteh : "Il était indispensable qu'on donne tout ce soir. Potentiellement nous étions censés être supérieurs à cette équipe de Pau mais on a pas réalisé qu'on était en playoffs lors du 1er match et nous sommes tombés dans la facilité. Il a fallu se remettre dans un nouveau contexte et nous étions comme une armée ce soir. On a appliqué à la lettre le plan de jeu de Vincent Collet. On voulait jouer avec une grosse intensité pour les épuiser car on sait qu'ils sont plus âgés que nous. On a tout donné car on savait qu'on pouvait se relayer. On sait malgré tout qu'il nous reste encore beaucoup de choses à améliorer. Ce soir on a rattrapé une erreur, il faut qu'on confirme maintenant mais cette défaite lors du 1er match nous a peut-être fait du bien." 

Eric Bartecheky : "Strasbourg a été intense défensivement dès le début de la rencontre mais a aussi très bien joué en attaque. On a eu du mal à trouver des solutions face à une telle agressivité et comme on a pas été aidés par les arbitres sur les contacts..nous n'avons pas été assez durs sur les rebonds, pas assez déterminés. On leur a donné 12 points sur deuxième chance en 1ère mi-temps. C'est au cours de ce 1er acte qu'on perd le match. Ensuite on a fait des efforts pour revenir mais on a jamais été en mesure de passer la barre des 10 points de retard.  En revenant en dessous, on aurait pu espérer faire basculer la rencontre. Pouvait-on mettre plus d'intensité de notre côté ? je ne sais pas. On a manqué de rigueur, de justesse, de lucidité aussi et fait des mauvais choix face à leur défense. Il y a une forme de logique ce soir. C'est évident que cela va être très compliqué vendredi. C'était ce soir qu'on avait la chance de valider le quart. Ils ont pu faire tourner leur effectif une fois encore avec aucun joueur à plus de 25 minutes alors que de notre côté nous avons été contraints de faire jouer plusieurs éléments au-delà de 30 minutes. Sur un troisième match, avec le déplacement en plus....ça va être difficile." 


La SIG égalise à 1 victoire partout dans cette série ©Eric Traversié


Vincent Collet : "Nous avons été solides mentalement. On a montré une autre détermination que celle affichée lundi en début de match. On a su appliquer ce soir dès le début du match le même type de défense que celui que nous avions développé en deuxième mi-temps lors du match aller. On était à 0 balle perdue à la mi-temps, on dominait le rebond et on était bien en place défensivement. on a imprimé un rythme élevé qui a clairement usé nos adversaires. Ils se sont battus dans une salle magnifique, alors il y a eu quand même quelques moments de flottement mais le travail de sape a pesé. Les 50 minutes de lundi ont été dures pour les deux équipes mais probablement un peu plus pour la leur. On récupère l'avantage du terrain, vendredi on va être à la maison mais malgré tout il faut le faire. Il va falloir afficher à nouveau le visage de ce soir, avoir la même détermination et la même dureté."

SIG - Elan, les réactions

Retour sur la superbe victoire arrachée face à la SIG lundi soir au Rhénus (102-92) avec les réactions d'après-match recueillies en salle de presse ainsi que celles du Président Didier Rey et d'Antywane Robinson au micro de France Bleu Béarn.

Vincent Collet (Sig Strasbourg) : "On a eu plusieurs fois la possibilité de l’emporter mais notre maladie de toute la saison est revenue au plus mauvais moment, à savoir ne pas marquer les lancers-francs qui nous auraient définitivement mis à l’abri. On peut en rater quelques-uns, mais là il y en a beaucoup trop d'égarés en route. Dans le money-time, il faut les mettre. Dans le meilleur des cas, on fait 1/2 et ce n'est pas assez. Leur adresse à trois points a fait la différence en première mi-temps, mais après ça s’est éteint. On a corrigé le tir défensivement en deuxième mi-temps mais notre entame était insuffisante alors qu’eux étaient brillants. Lorsqu’on a repris le contrôle, on a pas su saisir notre chance. Je ne considère pas que cela soit fini. C’est un mauvais pas qui leur donne un avantage indéniable mais ils doivent en gagner un deuxième. On n'a pas le choix, on est dos au mur. Il faudra qu’on vienne avec un maximum d’énergie, de détermination et qu’on soit un peu plus intelligent. La récupération fait partie des paramètres qu'on doit prendre en compte. Il y a eu des temps de jeu considérables qui, au vu de l'intensité déployée, font que ce match va laisser des traces.  On est dans une situation difficile mais pas définitive."

Eric Bartechecky : "C'est une belle performance, pas un exploit. Mais il n’y pas de quoi se réjouir car on sait très bien que ce n’est pas fini. Il reste un deuxième match et peut-être un troisième. On a des joueurs qui ont beaucoup joué. Mais je préfère avoir à gérer ce scénario que l’inverse. On savait qu’il y aurait plus d’intensité défensive et des changements tactiques en deuxième mi-temps côté strasbourgeois. On a butté là-dessus et c’est dommage qu’ils soient revenus. On a pas été efficace en attaque et fait beaucoup d'erreurs en défense. Avec toutes les erreurs que nous avons commises, j’ai pensé que Strasbourg allait le prendre. J’ai hâte de revoir la vidéo. Le sang-froid de John Cox nous a été précieux sur la fin".

 

Alain Koffi  " On savait qu’il fallait monter notre niveau d’intensité pour gagner. On avait pris un éclat ici en saison régulière car on ne l'avait pas été assez. On l’a plutôt bien fait en 1ère  mi-temps pour prendre de l’avance. On savait qu’ils allaient revenir, ils ont mis des gros tirs par Slaughter et par Walker, mais on a bien défendu jusqu’à la fin pour prendre ce match. On a manqué de lucidité en fin de match mais eux aussi. On a pu gagner sur leurs erreurs et on espère passer en deux manches, mais ce ne sera pas évident. Ils ont été quatre fois en finale et ils peuvent créer l'exploit à l'extérieur. Il faut oublier ce match et repartir de zéro.  Ils ont bien muselé  D.J. Cooper mais Taqwa Pinero et John Cox ont pris le relais pour scorer.  En lisant la presse, nous étions frustrés de voir que tout le monde nous donnait perdants à 2-0. Ça nous a piqués, on a voulu réagir et montré que notre belle saison est dûe à un collectif et ne reposait pas uniquement sur notre MVP DJ Cooper."

Antywane Robinson
 : "C'est une belle victoire de l’équipe, avec notre banc qui a apporté beaucoup et qui a poussé. Tous les joueurs se sont impliqués et ont fait un grand match notamment John Cox. Nous ne ressentons pas la fatigue ce soir (lundi soir), parce que nous avons gagné, c’est magnifique mais maintenant on va se reposer, faire de la cryothérapie parce que le match retour va être très dur. Vincent Collet va forcément réagir avec Strasbourg, ils vont donner tout ce qu'ils ont avec le cœur."

Didier Rey : "Notre équipe a fait une partie magnifique où tout le monde s'est battu jusqu'à la fin. J'ai bien cru qu'on allait exploser en deuxième prolongation car nous avions 3 joueurs à 5 fautes mais tout le monde a gardé cette hargne, cette volonté pour arracher ce ballon qui oblige notre adversaire à marquer. Personne n'a tremblé sur la ligne des lancers-francs. On est sur un nuage mais le travail n'est pas fini bien sûr. Il faudra gagner car ce n'est pas fait. Il faut que le Palais soit plein à craquer, qu'on fasse un maximum de bruit, qu'on mette une pression terrible sur les épaules strasbourgeoises. Ce match aura beaucoup d'enjeu alors j'espère qu'on aura même un petit coup du destin."

E. Bartecheky : On n'a rien à perdre

Le quart de finale entre la SIG et l'Elan (match 1 ce soir à 20h30) est aussi un duel de coach entre Vincent Collet et Eric Bartecheky. Le technicien strasbourgeois n'a pas manqué de souligner la qualité du travail effectué par son homologue avant un affrontement qu'il juge plus équilibré que celui de la saison dernière. Considérant l'Elan comme l'équipe la plus performante sur pick'n'roll de toute la ligue, le sélectionneur national s'attend à une opposition relevée même si son ambition demeure intacte à l'entame de ces playoffs. 

De son côté Eric Bartecheky se veut lui aussi ambitieux mais réaliste quand on le lance sur la qualité de l'adversaire des Palois : "ce ne sont pas les mêmes joueurs que la saison passée, mais la SIG reste une équipe très forte qui a su monter en puissance sur la deuxième partie de la saison avec 10 victoires consécutives. Ils disposent de nombreux joueurs talentueux, pouvant afficher une grosse intensité comme Howard ou encore Travis.  Leloup et Lacombe sont au club depuis longtemps et connaissent parfaitement les systèmes mis en place par le coach. Cela ne doit pas nous empêcher d'aborder ce rendez-vous avec beaucoup d'excitation et d'ambition. On n’a rien à perdre, il faut qu’on donne tout pour ne pas avoir de regret et on doit se dire qu’on peut aller faire un coup là-bas."




L'entraîneur palois poursuit : "On n’est plus du tout dans la même dynamique qu’en début de saison et nous n’avons pas été constants lors des derniers matchs. Si on joue comme cela face à la SIG, cela ne pardonnera pas. On se doit de tout donner et d’aller le plus loin possible même si on espérait retrouver Vitalis (Chikoko) et Elie (Okobo). On va avoir besoin de tout le monde et il faut que chaque joueur, quel que soit son temps de jeu, soit prêt à donner de sa personne et à se sacrifier défensivement pour pouvoir rivaliser. Que ce soit à travers les matches internationaux ou bien de playoffs, l'expérience de Vincent Collet est énorme. C’est le meilleur coach français sur ces dernières années et on connaît tous sa qualité, son intelligence. Ils vont essayer de stopper DJ Cooper, on l’avait déjà vu lors du match retour à Strasbourg. Ils savent très bien qu’ils vont devoir l’arrêter collectivement pour essayer de limiter l’impact qu’il a dans notre équipe. On ne peut pas savoir ce qui va être fait, c’est à nous de nous adapter au mieux. La saison dernière, l’ASVEL était 5ème à la fin de la phase régulière et les Villeurbannais ont fini champions de France. Attention, ce n'était pas la même dimension que nous en matière d'effectif mais chaque saison a son histoire. Cette année, la surprise peut venir de nous ! "



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